Longtemps j’ai été sensible à l’avis des autres sur moi.

 

Que pensent-ils de moi ? Leur opinion sur moi va-t-elle changer si je prends cette décision ? Et si je dis vraiment ce que je pense, vont-ils me juger ?

Avec en sous-entendu, bien sûr, la question cruciale : vont-ils m’aimer ?

 

C’est humain bien sûr de vouloir être aimé… Mais ces questions dictaient du coup certains de mes comportements.
Agir en fonction de l’avis des autres c’est un bon moyen de rester dans le moule, par peur de déplaire, par peur du rejet. Pour ne pas être différent.
Ha la différence ! Ce terme qui engendre bien des peurs, qui provoque bien des jugements.
Alors on se conforme aux règles établies, à ce que l’on pense que l’on attend de nous.

 

Parfois jusqu’à ne plus entendre la petite voix en nous.

 

Il faut pourtant l’écouter cette petite voix, car elle exprime nos besoins profonds, nos aspirations secrètes.

Parce qu’un jour la petite voix peut décider de se faire entendre… cela peut-être un chuchotement, à peine, mais qui s’incruste et devient lancinant. Ou bien cela peut-être un cri, un hurlement violent.

 

Un peu moins écouter l’avis des autres pour un peu plus s’écouter soi-même.
Car écouter sa petite voix c’est s’autoriser à être vraiment soi. Et être vraiment soi c’est un beau cadeau que l’on se fait. Et que l’on fait aussi aux autres.

 

Moi, ma petite voix s’est fait entendre après un accident. Elle a exprimé mon besoin profond de me sentir humainement utile. Et cela passait par l’accompagnement des autres.

 

Et vous, avez-vous entendu la petite voix en vous ?

Non? Et si vous tendiez l’oreille ?