J’ai failli devenir ce qu’on appelle une “Mompreneur”.

Lors de ma première grossesse, pendant une séance de yoga prénatal, j’ai sympathisé avec une autre future maman.
Outre notre énorme ventre, nous nous sommes découvert un point commun : retourner dans nos emplois respectifs à la fin du congé mat’ ne nous enchantait pas du tout.

En effet avec la maternité était arrivé quelque chose que nous n’avions pas prévu : la quête de sens.

Il me semblait dorénavant très difficile de consacrer les précieuses heures que je ne passerais pas avec mon bébé à une activité dans laquelle je ne trouvais plus ni intérêt ni plaisir.

Cet enfant avait donné un nouveau sens à ma vie privée… il me semblait que le pro devait suivre.

 

Nous avions décidé de nous lancer dans un nouveau projet professionnel. Ce projet commun était de monter un “café poussette”. Un lieu hybride entre le salon de thé, la boutique et le centre de bien-être, dédié aux jeunes parents et à leurs enfants.

Notre projet dépassait le côté purement “business” d’un commerce. Nous voulions créer un endroit de rencontres et d’échanges privilégiés pour les jeunes parents, un lieu où on ne vous regarde pas de travers quand vous arrivez avec 1 bébé braillard et 2 marmots la morve au nez. Un lieu chaleureux et décontracté dédié à la parentalité, avec ateliers d’éveil, de sophrologie, de massage, etc…
Un endroit comme il en existe maintenant pleins en France. D’ailleurs souvent crée par des “mompreneurs”.

Saviez-vous d’ailleurs que 82% des mamans qui se lancent dans l’entreprenariat souhaitent créer une entreprise dans le secteur des services à la personne ? *

 

Et alors ce projet ?

Ce projet n’a finalement pas vu le jour, car mon amie a dû suivre son mari à l’autre bout de la France. Et seule, cela me semblait l’Everest à grimper à mains nues. Impossible.

Malgré cet “échec” j’ai aimé cette expérience. Je me suis sentie à nouveau pleinement investie et motivée.

Et j’en garde une profonde admiration pour ces femmes qui se lancent dans l’entreprenariat à un moment si intense de leur vie.

 

Je pense, avec le recul, que non seulement je n’étais pas prête mais qu’en plus ce projet-là n’était pas vraiment pour moi.

Mais il a ouvert une brèche dans mon esprit. Je pouvais entrevoir un autre avenir professionnel.
Et cet avenir serait résolument tourné vers l’autre…

 

*Sondage CCI Entreprendre