La bienveillance est un mot à la mode.

On le retrouve dans la sphère privée ou l’on prône la “parentalité bienveillante” et dans le monde de l’entreprise où le “management bienveillant” serait la clé de la productivité des équipes.
Tout ceci est parfaitement louable mais comment être bienveillant avec les autres quand on en oubli la base : la bienveillance envers soi-même.

 

Qui ne s’est jamais dit : “Même pas la peine d’essayer je n’y arriverais pas” “Je suis nul(le)” “Je n’ai jamais de chance” “Je ne rencontre que des problèmes”. (Je les appelle mes PPPA “petites phrases personnelles assassines”)

Les mots que vous vous dites ne sont pas des paroles en l’air. Ils ont un sens, une intention.
Et cette intention que vous vous adressez est fondamentale.

Comment espérer des autres de la bienveillance quand nous portons sur nous-même des jugements si sévères ?

 

Mais comment faire pour transformer nos PPPA ?

Etre bienveillant envers soi-même c’est faire preuve de compréhension, d’indulgence et d’auto-compassion.

Il faut pour ça être attentif aux messages que nous nous adressons et transformer nos jugements négatifs en intentions positives.

Et c’est là que la puissance des mots prend tout son sens.

Remplacez “essayer” par “faire”, “problème” par “objectif” ou bien encore “échec” par “résultat” et voyez la toute nouvelle portée que prennent vos petites phrases personnelles assassines. Les reproches deviendront des souhaits… la chance une opportunité à saisir…

Essayez ! La prochaine phrase assassine qui débarque, attrapez là et transformez là.

 

Et vous, quelles sont vos PPPA ?
Quels mots pourriez-vous changer pour les transformer ?

 

Photo by Ian Schneider