Entreprendre sans y laisser sa peau

Entreprendre sans y laisser sa peau

Durant le Salon des Entrepreneurs, j’ai assisté à une conférence donnée par le Professeur Olivier Torres (cet homme est d’une drôlerie!) sur le sujet des entrepreneurs et de leur bien-être.

 

« La question de la santé des entrepreneurs commence par le déni » nous a t-il dit en préambule. Voilà, le pavé était lancé dans la marre.


« Je n’ai pas le temps d’être malade » « Je tombe malade seulement en vacances » sont des phrases qu’on entend souvent chez les indépendants, free-lance, dirigeants et entrepreneurs.
Et c’est vrai, grand nombre d’entre eux nient cette question alors que leur capital santé est le premier capital immatériel de leur entreprise !

 

C’est une question à laquelle j’ai été moi-même confronté il y a peu, mon corps m’ayant envoyé ces derniers temps de nombreux signaux d’alarme (que j’ai bien entendu ignoré…)
Jusqu’à une coqueluche qui m’a forcé à m’arrêter.

J’ai d’abord mal pris cet arrêt forcé. Mais enfin, je n’avais pas le temps de m’arrêter !

Mais il a fallu me rendre à l’évidence, je n’irais pas bien loin sur ce rythme infernal. J’ai donc du ralentir la cadence et revoir mes exigences perso et pro à la baisse.  Cette pause, en plus de reposer mon corps, m’a permis de trier mes nombreuses idées, de décaler certains projets et de prioriser mes actions à venir. Pour mon bien.

 

Mais revenons à cette conférence durant laquelle le Professeur nous a présenté une étude qui présente les facteurs pathogènes du bien-être des entrepreneurs, qui sont :
– le stress
– l’incertitude
– la surcharge de travail (50/55h de travail par semaine en moyenne pour les entrepreneurs)
– la solitude

Et à contrario les facteurs salutogènes :
– le sentiment de maîtrise de son destin
– l’endurance
– l’optimisme

 

Alors oui travailler est bon pour la santé! Mais on sait aussi que la santé des entrepreneurs est un vrai sujet d’inquiétude… Se préoccuper de la santé entrepreneuriale, c’est s’inscrire dans la perspective d’un entrepreneuriat durable (et quel entrepreneur n’a pas envie de pérennité?)
Il faut donc sensibiliser cette population à ce sujet, lui faire prendre conscience de l’importance de son bien-être, de mettre en place des dispositifs préventifs…

 

Et vous, êtes-vous sensible à cette question ?
Arrivez-vous a prendre soin de vous tout en menant à bien vos objectifs ?
Quelles sont vos bonnes pratiques !

 

Quelques références :

Livre : “La santé du dirigeant” Olivier Torres

Article dans les Echos “La santé du dirigeant, premier capital de l’entreprise”

 

Photo by nikko macaspac

Les mots pour soi

Les mots pour soi

La bienveillance est un mot à la mode.

On le retrouve dans la sphère privée ou l’on prône la “parentalité bienveillante” et dans le monde de l’entreprise où le “management bienveillant” serait la clé de la productivité des équipes.
Tout ceci est parfaitement louable mais comment être bienveillant avec les autres quand on en oubli la base : la bienveillance envers soi-même.

 

Qui ne s’est jamais dit : “Même pas la peine d’essayer je n’y arriverais pas” “Je suis nul(le)” “Je n’ai jamais de chance” “Je ne rencontre que des problèmes”. (Je les appelle mes PPPA “petites phrases personnelles assassines”)

Les mots que vous vous dites ne sont pas des paroles en l’air. Ils ont un sens, une intention.
Et cette intention que vous vous adressez est fondamentale.

Comment espérer des autres de la bienveillance quand nous portons sur nous-même des jugements si sévères ?

 

Mais comment faire pour transformer nos PPPA ?

Etre bienveillant envers soi-même c’est faire preuve de compréhension, d’indulgence et d’auto-compassion.

Il faut pour ça être attentif aux messages que nous nous adressons et transformer nos jugements négatifs en intentions positives.

Et c’est là que la puissance des mots prend tout son sens.

Remplacez “essayer” par “faire”, “problème” par “objectif” ou bien encore “échec” par “résultat” et voyez la toute nouvelle portée que prennent vos petites phrases personnelles assassines. Les reproches deviendront des souhaits… la chance une opportunité à saisir…

Essayez ! La prochaine phrase assassine qui débarque, attrapez là et transformez là.

 

Et vous, quelles sont vos PPPA ?
Quels mots pourriez-vous changer pour les transformer ?

 

Photo by Ian Schneider

Tu l’entends la petite voix ?

Tu l’entends la petite voix ?

Longtemps j’ai été sensible à l’avis des autres sur moi.

 

Que pensent-ils de moi ? Leur opinion sur moi va-t-elle changer si je prends cette décision ? Et si je dis vraiment ce que je pense, vont-ils me juger ?

Avec en sous-entendu, bien sûr, la question cruciale : vont-ils m’aimer ?

 

C’est humain bien sûr de vouloir être aimé… Mais ces questions dictaient du coup certains de mes comportements.
Agir en fonction de l’avis des autres c’est un bon moyen de rester dans le moule, par peur de déplaire, par peur du rejet. Pour ne pas être différent.
Ha la différence ! Ce terme qui engendre bien des peurs, qui provoque bien des jugements.
Alors on se conforme aux règles établies, à ce que l’on pense que l’on attend de nous.

 

Parfois jusqu’à ne plus entendre la petite voix en nous.

 

Il faut pourtant l’écouter cette petite voix, car elle exprime nos besoins profonds, nos aspirations secrètes.

Parce qu’un jour la petite voix peut décider de se faire entendre… cela peut-être un chuchotement, à peine, mais qui s’incruste et devient lancinant. Ou bien cela peut-être un cri, un hurlement violent.

 

Un peu moins écouter l’avis des autres pour un peu plus s’écouter soi-même.
Car écouter sa petite voix c’est s’autoriser à être vraiment soi. Et être vraiment soi c’est un beau cadeau que l’on se fait. Et que l’on fait aussi aux autres.

 

Moi, ma petite voix s’est fait entendre après un accident. Elle a exprimé mon besoin profond de me sentir humainement utile. Et cela passait par l’accompagnement des autres.

 

Et vous, avez-vous entendu la petite voix en vous ?

Non? Et si vous tendiez l’oreille ?

Est-il temps de changer de job ?

Est-il temps de changer de job ?

Peut-être y avez-vous déjà pensé… Rêvé à d’autres sociétés ? Fantasmer sur un autre métier ?

Mais quels sont les signes qui vous disent : OUI, il est temps de partir!

 

L’ennui

Pas un ennui temporaire comme on peut tous en ressentir de temps en temps sur un poste, dû à une baisse d’activité par exemple.

Non, l’ENNUI. (Appelé aussi bore-out) Le vide d’une journée de travail où rien ne vous motive, ou pas une mission ne vous excite, ou on compte les jours, les heures et les minutes jusqu’au prochain week-end.

 

La colère

Les pensées négatives et le ressentiment contre vos clients/patron/collègues envahissent votre esprit.

Tout est source de contrariétés et il vous arrive même de piquer des colères qui étonnent votre entourage. En dehors du boulot, vos proches font les frais de votre humeur maussade et revancharde.

 

La fatigue

Physiquement, vous êtes épuisé, chaque réveil est un calvaire. Votre corps ne suit plus le rythme et exprime ses réticences de diverses façons (maux de ventre, insomnies…)

Mais la fatigue peut aussi être psychologique : vous vous sentez lasse et vos performances professionnelles ne sont plus qu’un lointain souvenir. Il vous faut beaucoup d’effort pour vous maintenir au niveau.

 

La tristesse

Un sentiment de tristesse vous habite au quotidien.

Vous vous sentez démotivé, inutile. Vous ne savez plus à quoi vous participez. Vous êtes en manque de sens. (Appelé aussi brown-out)

 

Vous ressentez depuis un moment un ou plusieurs des sentiments ci-dessus ? Mais vous êtes toujours là, comme englué.

Méfiance, ces signes peuvent parfois être annonciateurs de dépression & de burn-out.

 

Il est temps de réfléchir à votre situation professionnelle. Vraiment.

Offrez-vous le temps de cette réflexion.

Quelques méthodes :

  • La bonne vieille méthode des colonnes + et – a fait ses preuves. La colonne des – s’allonge et la colonne des + se réduit au salaire/ambiance/salle de sport du bureau (barrer les mentions inutiles) ? Il est temps de prendre la poudre d’escampette.
  • L’appel à un ami. Questionnez votre entourage proche. Que perçoivent-ils de votre situation professionnelle ? Quelles sont selon eux vos compétences clés ? Dans quoi ou pour qui vous verrais-t-ils travailler ?
  • L’accompagnement professionnel. Bilan de compétences, Coach en évolution professionnel. Parfois, il faut s’offrir les services d’une personne extérieure qui vous permettra d’y voir clair et de passer à l’action.

 

Et vous, avez-vous déjà ressentis ces signes ?

Avez-vous déjà pris le temps de réfléchir sérieusement à votre situation pro ?

Note à moi-même : non tu n’as pas raté ta voie

Note à moi-même : non tu n’as pas raté ta voie

Ce fut longtemps un sujet sensible pour moi.

 

Il ne me restait qu’1 an à faire… Pourquoi n’ai-je pas terminé ce cursus qui me passionnait tant ?

La route était pourtant tracée d’avance. Simple, directe, sans détour. Lycée, fac de psycho, psy. Voilà le programme.

 

Et puis la réalité en pleine face.

Un stage de 8 mois en 4ème année à l’hôpital.

Ce patient de 3 fois mon âge. Au passé tellement vaste et tellement lourd. Et moi seule en face, gamine au passé tout lisse, perdue dans cette blouse blanche bien trop grande.

Toute pleine de théories mais toute vide de pratique. Lâchée dans le grand bain sans les bouées. Touchée-coulée.

Et vous m’ajouterez un bon gros syndrome de l’imposteur là-dessus…

 

Alors malgré d’excellentes notes, j’ai tout bien réussi pour ne pas être prise en dernière année… le tout sans bien sûr en prendre conscience. Je me suis trouvée pleins d’excuses de raisons pour dealer avec cet “échec”.

Mais la vraie raison c’est qu’à 22 ans je n’étais clairement pas prête.

C’était beaucoup trop tôt pour moi. J’avais besoin de temps… avec ce temps j’ai pu acquérir des expériences, de la maturité, une capacité d’analyse et de recul. J’ai pu faire un travail sur moi avant d’envisager un travail sur les autres.

 

Je dis ça sans regrets aucuns. Les chemins de traverses m’ont apporté tellement…

Mais ma voie m’a finalement rattrapée. Je suis revenue vers le soutien, vers l’accompagnement. Autrement.

 

 

Et vous, avez-vous trouvé votre (vos) voie(s) ?

Était-elle évidente ? Quels chemins avez-vous emprunté ?

La cherchez-vous encore ?

Êtes-vous à l’écoute de cette voie/voix ?

Ce que je ne suis pas

Ce que je ne suis pas

Je ne suis pas un gourou.

Je ne porte pas la bonne parole, je ne suis pas un guide à suivre les yeux fermés. Sérieusement, si vous rencontrez un coach qui vous fait cet effet-là, fuyez !

 

Je ne suis pas une psy.

Si le psy fouille votre passé pour y trouver les causes de vos troubles présents, le passé pour moi, à un intérêt plus relatif.

Bien sûr il a contribué à faire ce que vous êtes aujourd’hui mais moi, ce qui m’intéresse c’est le présent et comment s’appuyer dessus pour aller vers un objectif précis, situé dans votre avenir.

 

Je ne suis pas une consultante.

Je ne donne pas de conseils. Je fais en sorte que vous puissiez trouver vos propres solutions.

J’accompagne des gens aux profils et aux métiers très différents. Des entrepreneurs, des salariés, des professions libérales, des free-lances… dans des domaines très variés. Il me serait impossible (et ce serait franchement malhonnête) de donner des conseils sur un métier que je ne maîtrise pas.

Une cliente avocate parlait de moi à une de ses collègues qui lui demandait : “Ta coach, c’est une ancienne avocate ? Elle connait bien le métier ?” Non. Pas besoin. En tant que coach certifiée, je suis formée à une méthode qui s’adapte à tous les profils.

Le point commun des mes clients ? Ils souhaitent faire évoluer leur carrière professionnelle.

 

Je ne suis pas une magicienne.

C’est une des premières choses que je dis à mes clients : “Je n’arrive pas avec une baguette magique pour résoudre tous vos problèmes. La personne qui travaille le plus dans un coaching c’est…  vous !”

En tant que coach, j’ai une obligation de moyens, pas de résultats. Je ne suis pas un substitut. J’accompagne mais je ne fais pas à la place de.

 

Je ne suis pas une béquille.

Un coach qui accompagne pendant des années un client, personnellement je trouve ça louche… Mon objectif est que mes clients soient rapidement autonomes, qu’ils n’aient plus besoin de moi ! Car s’ils n’ont plus besoin de moi c’est qu’ils ont atteint leurs objectifs donc que j’ai réussi ma mission !

 

 

Mais du coup, je suis quoi ?

Je suis coach.

Ce mot “Coach” n’est pas toujours bien perçu. Il est un peu galvaudé, utilisé à tort et à travers. J’ai moi-même eu du mal à me l’approprier.

Saviez-vous que la signification première du mot Coach ( coche en français) est « grande voiture à chevaux » ?

Le Coach désigne initialement un tuteur qui « transporte » l’élève vers un examen.

 

Si je devais imager ma définition du coaching tout en restant dans la métaphore du transport je dirais que:

Vous êtes sur votre chemin et moi je suis à côté de vous et je vous tiens la main. Je ne vous montre pas la voie puisque je ne connais pas d’avance la destination. En revanche je vous aide à repérer toutes les indications présentes qui vous guident jusqu’au point d’arrivée que vous vous êtes fixé. Je révèle vos talents pour lire la carte que vous avez entre les mains. Je vous aide, quand il y a un tronc d’arbre qui bloque le passage, à trouver un moyen de le déplacer. Et je vous pousse à avancer sur votre route, sans relâche.

 

Mon seul “pouvoir” c’est l’écoute et l’art de poser les bonnes questions, celles qui remuent, celles qui remettent en question, celles qui dévoilent de nouvelles perspectives.